Un policier de 27 ans est décédé, il y a deux jours à Médéa, lors d’une fête de mariage, après avoir été accidentellement touché par une balle tirée par un de ses collègues.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel drame survient, même si cela est devenu, au fil du temps, de plus en plus rares, d’après la DGSN (direction générale de la sureté nationale).

Les tirs de baroud sont une pratique très courante dans différentes régions du pays, lors des fêtes de mariage ou même de circoncisions. Et certains policiers usent également de leurs armes pour y exprimer leurs joies.

Pour mettre fin à ces dépassements, la DGSN vient de sévir. A cet effet,  les officiers et les agents de l’ordre qui se rendra coupable d’un tir « non autorisé » sera radié.

Il convient de rappeler que l’article 24 du code de déontologue policière, adopté en début de l’année, stipule qu’ « un policier ne doit pas utiliser son arme à feu que dans le cas d’une nécessité absolue ou lors de l’exécution de certaines missions ordonnées par l’autorité hiérarchique ». Le plus grave est que les balles utilisées par des agents des services de sécurité dans des tirs lors des fêtes leur ont souvent été « fournies » d’une manière officieuse. Ils n’usent jamais des balles de leur quota « officiel » pour ne pas se mettre en contradiction avec la règlementation en vigueur. D’où toute la sévérité que promet la DGSN face à ces cas-là.

Police / Les agents qui utiliseront leur arme lors de fêtes de mariage seront radiés 
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