Le Grand Chelem d'Abou Dhabi et le Grand Prix de Tunis ont été "annulé" par la fédération internationale de judo (FIJ). Et pour cause : les organisateurs des deux événements n'ont pas voulu "fournir une lettre de garantie signée par le gouvernement que tous les pays membres de la FIJ auraient le droit de participer à leurs événements dans des conditions d'égalité". Dans les faits il s'agit de la problématique de la participation des judokas israéliens à ces deux tournois. Les responsables des fédérations, émiratie et tunisienne, n'ont pas voulu garantir qu'il n'y aurait pas de retrait des adversaires "arabes" face aux israéliens ni de la possibilité de ne pas faire jouer l'hymne israélien en cas de victoire. " La Fédération Internationale de Judo est consciente que la situation et les incidents enregistrés sont dus à un contexte politique et historique complexe et compliqué, mais nous croyons fermement que la politique ne devrait pas interférer dans le sport et que le sport devrait être le reflet du respect humain. La coopération mutuelle et que le sport, en tant que l'une des plus hautes expressions de l'humanité, devrait avoir le pouvoir de surmonter tout autre conflit ou intérêt", a estimé la Fédération internationale. Il faut dire que ce problème se pose souvent dans les sports individuels. Plusieurs athlètes, issus de pays arabes, refusent d'entrer en compétition face à des israéliens, en prétextant des blessures ou maladies. Le Comité international olympique avait même avertit ces pays que désormais, en cas de retrait pour raison médical, l'instance olympique procédera aux vérifications nécessaires. Dans le cas où c'est une décision politique, l'athlète en question sera sanctionné. De même pour sa Fédération.

Elyas Nour

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