L’affaire de l’estivant, originaire d’Oued Souf, assassiné par des parkingueurs, il y a quelques jours à Bejaia a poussé les services de sécurité à «redoubler d’efforts» afin de mettre un terme aux parkings et autres activités illicites au niveau des plages. Dans un communiqué, la Gendarmerie nationale a indiqué aujourd’hui que quatre personnes ont été arrêtées, à Oran, trois aux «Andalouses» et une à Bousfer, dans le cadre de la lutte contre «le phénomène d’exploitation de parkings et des plages sans autorisation». Les quatre mis en cause vont être présentés devant le juge dans les plus brefs délais. Hier, des opérations similaires ont été initiées au niveau de certaines plages du centre du pays, notamment à Tipaza. Toutes les opérations sont conclut, faut-il le préciser, par des communiqués adressés aux médias. Les autorités du pays veulent «rassurer» les citoyens pour ce qui est de la gratuité de l’accès aux plages. Mais cela est-il suffisant ? Les interventions ponctuelles des différents services de sécurité (police et gendarmerie), depuis le début de l’été, n’ont pu mettre un terme à un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années. Des plages «nettoyées» de ces exploitants illicites ont été «réinvestis» au lendemain du passage des policiers ou gendarmes. Ceci en sachant que la majorité des plages restent sous le contrôle des parkingueurs et des loueurs de parasols qui se sont autoproclamés maitres des lieux. Dans beaucoup de cas, ces derniers bénéficient de complicités au niveau local.

Elyas Nour