L’Arabie saoudite, qui fait monter la pression sur le gouvernement canadien suite à un tweet du Premier ministre canadien Justin Trudeau exigeant « la libération immédiate des militants en Arabie saoudite », est passée aux menaces. Riyad va imposer des mesures punitives au Canada si ce dernier persiste à refuser de présenter des excuses officielles. De son côté, le Canada rejette l’idée.

L’Arabie Saoudite veut sauver la face. Le prince héritier Mohamed Ben Salman a annoncé une batterie de sanctions économiques visant à contraindre le Canada à présenter des excuses officielles.

Justin Trudeau refuse, en tout cas, d’entendre parler de cette histoire d’excuses. Il est même allé plus loin en réaffirmant sa volonté de défendre les droits de l’homme partout dans le monde.

Après avoir expulsé l’ambassadeur canadien, Riyad crie à l’ingérence et hausse le ton en excluant toute possibilité de médiation et envisageant même de nouvelles sanctions contre Ottawa. « Le Canada a commis une erreur qui devra être corrigée. Et le Canada sait ce qu’il a à faire », a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien.

Outre les mesures punitives à caractère économique et diplomatique,  l’Arabie a décidé de relocaliser des milliers d’étudiants saoudiens qui poursuivent leur cursus au Canada. Cette mesure est à l’origine d’une vive inquiétude dans le milieu universitaire canadien. L’Arabie a également mis fin aux programmes de traitements médicaux de ses citoyens au Canada.

Pis encore, le royaume a suspendu ses vols à destination de Toronto. Et la Banque centrale saoudienne a demandé à ses gestionnaires d’actifs à l’étranger de se départir des actions, obligations et liquidités canadiennes, «quel qu’en soit le coût», a rapporté le Financial Times hier.

Crise entre le Canada et l’Arabie Saoudite / Ces excuses que Mohamed Ben Salman veut à tout prix !  
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