Le ministère de l’Education Nationale est sur le point de finaliser le « code de déontologie » de l’enseignant qui devra entrer en vigueur à partir de la prochaine rentrée scolaire. L’un des articles de ce nouveau texte est relatif, selon le quotidien arabophone « Ennahar« , au phénomène des « cours particuliers ». Les enseignants des trois paliers de l’école vont, à cet effet, s’engager à ne pas proposer aux élèves ces cours. Selon la même source, le département de l’Education est arrivé à la conclusion qu’il y avait pas moins de 3200 enseignants à travers le territoire national qui proposent cette prestation, dont 90% concernent le palier secondaire. La quasi-totalité d’entre eux exercent cette activité, extrêmement lucrative, dans des entrepôts ou garages en toute clandestinité. Seuls quelques-uns d’entre eux se sont orientés vers des « écoles privées » disposant d’un agrément du ministère. De plus, beaucoup d’enseignants « sacrifient » l’école publique pour prodiguer des cours particuliers, notamment en déposant, d’une manière répétitive, des certificats médicaux d’arrêt maladie. Le ministère va-t-il réussir à mettre un terme à ce phénomène par le biais d’un simple « engagement » ? Peu évident. L’intervention d’autres secteurs, tels que l’Intérieur (services de sécurité) et les Finances (direction des impôts) par exemple, est impérative.

Elyas Nour

Education / Benghébrit veut contraindre les enseignants à renoncer aux cours particuliers
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