Dans le contexte du nouveau décrochage de la livre turque, alimenté par l’intensification de la crise entre Ankara et Washington, la Turquie se dit prête à renoncer au dollar au bénéfice des devises nationales pour ses échanges commerciaux avec la Russie, l’Iran et la Chine. 

La partie russe cherche à utiliser les monnaies nationales dans le commerce avec la Turquie, mais ce sujet doit être soigneusement traité, a annoncé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

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La discussion à ce propos est devenue actuelle en raison de la récente déclaration de Recep Tayyip Erdogan provoquée par la chute brutale de la livre turque sur fond des tensions entre Ankara et Washington. Selon le Président turc, la Turquie s’apprête à passer à sa devise nationale pour ses échanges avec ses plus importants partenaires économiques, au rang desquels se trouvent la Chine, l’Iran, la Russie et l’Ukraine.

Le chef de l’État turc a dénoncé une «guerre économique», promettant que son pays en sortirait vainqueur. Les deux dernières semaines, la livre turque a perdu 40% de sa valeur.