Les postes d’emploi dans l’administration et les sociétés étatiques qui se libéreront, suite à un départ à la retraite, une démission, un licenciement ou un décès, ne seront pas automatiquement remplacés. D’après le quotidien arabophone «El Khabar», le ministère des Finance a adressé, récemment une note d’orientation, portant le numéro 427, à l’adresse des ordonnateurs du budget de l’Etat, les «sommant» d’ «éviter toute proposition pour un nouveau poste budgétaire, à l’exception de ceux prévus exceptionnellement par les autorités compétentes, et de privilégier, dans la mesure du possible, les réaffectations à l’intérieur et entre les secteurs et services». Un poste budgétaire ne sera dégagé, ajoute-t-on dans la même note, qu’après la «libération» de cinq postes d’emploi.  Cette mesure est apparemment en contradiction avec la politique du gouvernement qui, dans son dernier plan d’action, avait mis l’accent sur la nécessité de créer pas moins de 400 000 postes d’emploi. Finalement, les autorités veulent étendre la politique d’austérité adoptée ces deux dernières années au secteur de l’emploi. Durant les années à venir, l’Etat proposera donc de moins en moins de postes. Ceci, contrairement au secteur privé qui, d’après les derniers chiffres de l’Office nationale des statistiques (ONS), emploie 65% des travailleurs algériens.

Elyas Nour

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