Les réserves de change de l’Algérie rétrécissent comme une peau de chagrin. Actuellement de près de 90 milliards de dollars (chiffre du mois de mai dernier), ces réserves vont chutés à 33,8 milliards de dollars en 2021.

C’est le chiffre prévisionnel qui a été donné par le gouvernement dans le projet de la loi de finance 2019 à l’étude au niveau du gouvernement.

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Il est clairement mentionné que le montant baisserait à 62 milliards de dollars, 47,8 puis à 33,8 respectivement en 2019, 2020 et 2021. Ce qui n’a pas empêché les autorités du pays de ne proposer aucune mesure relative à la relance de l’économie ou d’austérité dans la loi de finance 2019.

Probablement en raison de l’élection présidentielle, les dépenses publiques ont été maintenues à un niveau élevé, alors qu’il n’y a aucune hausse de la fiscalité. Même les prix des produits subventionnés ne seront pas touchés. Le gouvernement recourra donc à la planche à billet pour continuer à financer le déficit.

Le ministère des Finance prévoit des importations de l’ordre de 44 milliards de dollars en 2019 en hausse éventuellement par rapport à l’année en cours où elles devront s’établir à près de 42 milliards. Le déficit de la balance commercial sera ainsi en 2019 de l’ordre de 10,4 milliards de dollars, avant qu’il ne baisse à 8,2 puis à 6,4 milliards respectivement en 2020 et 2021. L’érosion des réserves de changes à 33,8 milliards de dollars d’ici 2021 va placer l’Algérie dans une situation de vulnérabilité économique.

Elyas Nour