L’une des principales irrégularités relevées dans la gestion du football professionnel est le fait que celui-ci bénéficie toujours de l’aide des collectivités locales alors qu’il s’agit d’entreprises autonomes à capitaux publics ou privés. Aujourd’hui, le Chabab de Belouizdad a déposé un chèque de quatre milliards de centimes au niveau de la Ligue de football professionnel (LFP) pour pouvoir qualifier ses nouvelles recrues et ne pas déclarer forfait le week-end prochain, durant la deuxième journée du championnat, comme se fut le cas samedi dernier. Or, le chèque en question, du «trésor public», était destiné au CSA CRB, le club sportif amateur. Et celui-ci l’a transféré à la SSPA (société sportive par actions) qui est une entreprise régit par le registre du commerce. Or, l’article 185 de la loi 13-05 du 23 juillet 2013 relative à l’organisation et au développement des activités physiques et sportives stipule clairement qu’ «il est interdit tout transfert d’une subvention publique accordée à  un club sportif amateur vers un club sportif professionnel». Le CRB n’est pas le seul club qui a agi de la sorte ces tous derniers jours. Plusieurs autres SSPA, telles que l’ES Sétif ou le MC Oran, pour ne citer que celles-là ont également reçues de l’argent, de leurs wilayas respectives, qui avait transité par les clubs amateurs. Le procédé est illégal mais toléré. Des dirigeants qui consomment plusieurs dizaines de milliards de centimes par an et qui sont à chaque fois sauvés de la faillite par les walis qui leurs débloquent des sommes faramineuses. Combien a coûte le football professionnel aux collectivités locales depuis son lancement en 2011 ? Aucun bilan n’a été fait pour l’instant.

Elyas Nour