Les médecins résidents vont reprendre leur mouvement de grève dès la mi-septembre prochain. Face au mutisme du ministère de la Santé, qui n’a pas pour l’instant, relancer le dialogue avec les représentants des résidents, le CAMRA (Collectif autonome des médecins résidents algériens) n’a eu d’autres choix que d’occuper une nouvelle fois le terrain de la protestation. Ainsi, les résidents vont, cette fois-ci, opter pour des grèves cycliques d’un ou de deux jours par semaine. En plus du refus de la tutelle de reprendre le dialogue, des dépassements ont été enregistrés au niveau de plusieurs services hospitaliers, à travers le territoire national. Selon des informations, ils sont plusieurs dizaines de médecins résidents à n’avoir pas été autorisés à reprendre leurs postes d’emploi. Il faut rappeler qu’après une grève qui a durée près de huit mois, ponctués par plusieurs rassemblements et marches organisés dans plusieurs wilayas du pays, le CAMRA avait décidé de geler la grève et de reprendre le travail le 24 juin dernier. Le Collectif voulait mettre le ministère de la Santé au pied du mur. La tutelle avait indiqué à maintes reprises que la reprise du dialogue ne se ferait qu’après l’arrêt du mouvement de protestation. Finalement, un mois et demi après la fin du débrayage, le département de Mokhtar Hasbellaoui n’a pas encore «invité» les représentants des médecins résidents à s’assoir à la table des discussions.

Elyas Nour

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