Des Cheikhs algériens se sont sentis obligé de s'immiscer dans le débat tunisien autour de l'égalité de l'héritage entre les hommes et les femmes. Et bien évidemment, ceux-là rejoignent majoritairement les islamistes du pays du Jasmin qui se sont soulevés comme les doigts d'une seule main pour rejeter la proposition du président Beji Caïd Essebsi. Hier, sur la chaine de télévision "Ennahar", le Cheikh Chamsedine a estimé que "les appels pour l'égalité de l'héritage entre l'homme et la femme sont des déclarations de guerre contre Dieu". Celui-ci a précisé, pour l'occasion, qu'il ne faisait que répondre à une question qui lui est parvenue de Tunisie. Il est clair que les islamistes n'applaudiront jamais une telle réforme. Il n'y a qu'à voir comment les partisans de cette mouvance se sont soulevés en Algérie lorsque, il y a quelques années, il était question d'enlever la présence d'un tuteur pour les femmes lors de la signature du contrat de mariage. En Tunisie, la «Coordination tunisienne pour la défense du Coran» a organisé, Samedi dernier, une marche à Tunis pour protester contre cette réforme. Par ailleurs, les médias tunisiens ont évoqué des menaces de mort exprimés à l'endroit de la députée tunisienne, Bochra Belhaj Hmida, présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE) qui a proposé l’égalité de l’héritage entre l’homme et la femme.

Elyas Nour

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