La famille Ghadir, de la région d’El Oued, réclame l’intervention des autorités algériennes pour que la lumière soit faite au sujet de l’affaire du «décès» en Libye de Ghadir Omar Abdelaziz, âgé de 41 ans, dans des circonstances «douteuses». Les deux frères à ce dernier, Tarek et Amara, ainsi que son beau-frère, Amar, y sont toujours détenus apparemment. C’est l’épouse d’Omar Abdelaziz qui a révélée cette affaire. Impliqué apparemment dans des affaires de drogues, le défunt s’était rendu au mois de janvier dernier en territoire libyen, dans la région de Zentane plus précisément, accompagné de sa femme et sa fille, pour fuir la justice. Il s’est installé sur place et a commencé une nouvelle vie. Au mois d’avril, ses deux frères et son beau-frère, lui ont rendus visite. Les deux premiers avaient accédé apparemment en Libye d’une manière illégale. Les autorités sécuritaires de Zentane, sous le contrôle du gouvernement d’entente libyen, les ont tous arrêtés, y compris l’épouse et la fille. Ces deux dernières ont été finalement libérées. Elles ont rejoint l’Algérie en transitant par la Tunisie. C’est l’épouse qui a affirmé que son mari avait été assassiné alors qu’il était en détention. Les trois autres proches sont toujours emprisonnés, d’après elle, sans qu’il n’y est le moindre procès. En tous cas, la Libye reste un pays où il serait difficile pour tout état d’intervenir au vu de la situation qui y prévaut. Le gouvernement d’entente libyen ne contrôle pas tous le térritoire. Plusieurs autres algériens, qui se sont déplacés dans ce pays pour divers motifs, croupissent dans des prisons. L’Algérie avait fermé son ambassade à Tripoli en 2014 pour des raisons sécuritaires. En 2015, le siège avait été la cible d’un attentat. Depuis, les affaires libyennes sont gérées par l’ambassade d’Algérie à Tunis.

Elyas Nour