La saison 2018/2019 du championnat national de football, dit professionnel, débute mal. Le CR Belouizdad a déclaré, hier, forfait lors de la première journée de la Ligue 1 pour le match qui devait l’opposer, sur son terrain, à l’AS Ain Mlila. Le club algérois n’a pu qualifier ses nouvelles recrues en raison des énormes dettes qu’il cumule. La FAF avait décidé de ne pas délivrer des licences de joueurs aux clubs dont les dettes signalés par la Chambre de résolution des litiges (CRL) dépassent le milliard de centime. C’était le cas pour le CRB dont les salaires non payés de ses joueurs s’élèveraient à plus de douze milliards de centime. De plus le club ne s’est pas acquitté des frais d’engagement du championnat et de l’assurance des joueurs. Si dans un premier temps, il était question de faire jouer l’équipe «réserve» à la place des seniors, comme l’avait fait la veille l’USM Harrach et le RC Kouba, en ligue 2, cela s’est avéré impossible puisque la direction du Chabab n’avait pas déposée les dossiers médicaux de ses «réservistes».  C’est la faillite totale donc pour ce mythique club de la capitale. Il faut dire que beaucoup d’équipes du championnat dit professionnel avec ses deux ligues (15 sur 32 selon le président de la Ligue), ont fait face au même problème financier. Certains clubs n’ont du leur salut qu’à l’intervention des walis qui ont décidés de débloquer d’énormes sommes d’argent pour épurer les dettes. Le nouveau président de la Ligue, Abdelkrim Medouar, plaide lui pour la révision de ce professionnalisme du football national lancé en 2011.

Elyas Nour