Les copies du Coran en circulation en Algérien contiennent-t-elles des erreurs ? C’est ce que pensent les services du ministère des Affaires Religieuses, du moins pour une partie d’entre elles.

Hier, ce département ministériel a décidé de retirer des mosquées et écoles coraniques, « en raison des erreurs qu’il contient », les exemplaires du Coran portant le titre « Mushaf Al-Hadiq Es-Saghir », révisé par Abdelmadjid Riache et publié par sa propre maison d’édition Ibn Al-Hafsi.

Advertisement

Aujourd’hui, le concerné a crié au complot. Dans une déclaration faite à Ennahar, Riache a affirmé que « son » Coran, autorisé d’ailleurs par le même ministère, précise-t-il, en 2013, « ne contient aucune erreur ». Ce sont d’autres versions, y compris celles officielles, éditées donc par le gouvernement, qui d’après lui sont sujettes à des rectifications.

L’éditeur soupçonne une volonté de le « punir » pour avoir dénoncer, comme il le dit, pendant de longues années, la mise en circulation de copies « erronées » du Coran. La polémique tend à prendre de l’ampleur puisque d’autres maisons d’éditions pourraient être également concernées dans les jours à venir. Entre temps, le département que dirige Mohamed Aissa a installé une commission de « révision et ré-examination » des copies du Coran qui circulent en Algérie. La mission s’annonce compliquée…

Elyas Nour