Il n’y aura pas de hausse des prix de l’électricité, du gaz, de l’eau et des carburants, ni de celles des impôts, dans la mouture de la loi de finance 2019, qui a été discuté dimanche par le gouvernement. Selon le quotidien arabophone «Echourouk», la Présidence de la République ne compte pas prendre des mesures «impopulaires» pour ce qui est du prochain exercice. Donc, même les propositions relatives à la hausse des tarifs des documents administratifs qu’a tenté d’introduire le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans la loi de finance complémentaire 2018, et qui ont par la suite été écartées par le Chef de l’Etat, ne seront pas une nouvelle fois soumises à débat, comme ça a été rapportés par certains médias il y a quelques semaines. Les plus hautes autorités du pays semblent vouloir «calmer» les choses d’autant que l’année prochaine sera marquée par l’organisation d’une élection présidentielle. Pour combler le déficit qui en découlerait, le gouvernement va probablement opter en 2019 pour la planche à billets, comme ça a été le cas durant l’année en cours. Pourtant, le ministre des Finances, Abderrahmane Raouya, avait affirmé auparavant que 2019 verrais le début de la levée des subvenions, à commencer par les carburants, avait-il précisé. Il a été vite démenti par le Premier ministre. serait-ce des mesures de complaisance en vu des prochaines élections présidentielles?

Elyas Nour

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