Le ministère français des Affaires Etrangères a actualisé ses "conseils" pour les voyageurs désirant se rendre dans la région nord-africaine et du Sahel. A cet effet, la diplomatie française évoque un risque "élevé" dans les régions frontalières algériennes.

"L’Algérie compte 6 400 kilomètres de frontières terrestres notamment avec des pays en situation d’instabilité (Libye, Mali, Niger). Malgré un dispositif sécuritaire important, les frontières ne sont pas étanches.

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De nombreux trafics et activités de contrebande menées par des réseaux transfrontaliers ont lieu dans certaines zones, notamment aux frontières du sud et de l’ouest du pays. De manière générale, les zones frontalières sont formellement déconseillées, d’autant que des groupes terroristes sont actifs dans certains pays voisins", indique-t-on. Là, ce sont des "zones formellement déconseillées".

Deux autres régions sont incluses également dans cette catégorie : Au nord-est, entre Jijel et Skikda et à l’est, près de la frontière tunisienne en raison de la "présence de groupes terroristes". Pour ce qui est des "zones déconseillées sauf raison impérative", le département des Affaires Etrangères françaises, cite le "Nord-est (est d’Alger jusqu’à la frontière tunisienne), les wilayas d’Aïn Defla et de Batna en raison de la présence de "groupes terroristes résiduels subsistent dans ces massifs montagneux" et le centre du pays qui est une "zone de passage qui peut être utilisée par des contrebandiers et des trafiquants en tous genres". Il est également question de la frontière terrestre avec le Maroc, "étant fermée depuis août 1994, il est déconseillé de s’en approcher" et la région de Tindouf, à l’ouest qui est une "région accueille des camps de réfugiés sahraouis, en situation de grande vulnérabilité, dans une région politiquement sensible et sous fort contrôle militaire".

" Le reste du pays est en vigilance renforcée", indique encore la diplomatie française.

Elyas Nour