La députée tunisienne, Bochra Belhaj Hmida, présidente de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (COLIBE) qui a proposé l’égalité de l’héritage entre l’homme et la femme, est menacée de mort. Une motion de soutien à cette militante des droits de la femme vient même d’être lancée sur les réseaux sociaux. Des médias tunisiens citent notamment l’imam Redha Jouadi, le prédicateur Adel Almi ou l’activiste islamiste Halima Maalej comme étant les auteurs de ces menaces. Le rapport COLIBE, remis au président tunisien en juin dernier, ne fait pas l’unanimité dans la société tunisienne. Il est dénoncé surtout par les islamistes qui sont entrain d’exercer une pression sur les autorités pour ne pas adopter le texte. Le parti d’Al Ghanouchi, Ennahda, a déjà déclaré qu’il allait s’y opposer. Samedi dernier, la «Coordination tunisienne pour la défense du Coran» a organisé une marche à Tunis pour protester contre le rapport. En plus de l’abrogation de la peine de mort, il prévoit entre autre l’égalité dans l’héritage entre les hommes et les femmes. Bochra Belhaj Hmida s’est même plainte de ces attaques auprès du ministère des Affaires Religieuses, mais sans grand succès.

Elyas Nour