L’entreprise algéro-espagnole appartenant à 60% à Villar Mir et 40%  à Asmidal a été cédée à l’ETRHB Haddad. Dans une correspondance adressée par le président du Conseil d’administration de Fertial, M. Javier Goñi del Cacho, aux membres du même Conseil, il est clairement souligné que le Premier ministre a cédé les actions de l’État à son ami Ali Haddad, qui en fait l’une de ses nombreuses filiales. 

La compagnie spécialisée dans la production des engrais et des fertilisants et filiale de Sontrach va donc passer dans les mains de l’ETRHB. Une transaction qui n’est apparemment pas du gout du syndicat d’Asmidal qui compte selon toute vraie semblance sur un appui de la presse afin comprendre le pourquoi du comment d’une transaction plus que suspecte.

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Dans ladite correspondance, ayant d’ailleurs atterri dans les rédactions de plusieurs médias, l’abandon de l’État de son droit de préemption est explicitement mis en avant. Le groupe Haddad a même eu de la part du Premier ministre Ahmed Ouyahia, la lettre de renoncement de l’État à exercer son droit de préemption.

Autrement dit, le gouvernement cède à Ali Haddad une entreprise en bonne santé financière et dont les équipements ont récemment été complètement rénovés ! Plusieurs interrogations s’imposent dès lors.

En tout cas, Ali Haddad semble pressé de conclure cette affaire avant la fin du mois en cours. Le fait que ce dernier convoque en urgence des rencontres entre les parties a été mis en relief par la missive. Affaire à suivre…