Le sort du président de l’APN, M. Saïd Bouhadja, sera tranché demain dimanche. Alors que plusieurs groupes parlementaires proches du pouvoir tentent de le faire tomber, le troisième homme du pays temporise et évoque même une campagne illégale qui vise à l’éjecter en usant de procédés illégaux.   

Ce que les députés des partis soutenant le pouvoir veulent, c’est que M. Bouhadja dépose sa démission. Si cet acte venait à être commis, la mise au placard de ce dernier ne serait alors qu’une formalité, mais le président de l’APN ne l’entend pas de cette oreille.

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M. Bouhadja compte consulter demain dimanche, en marge de la réunion du bureau de la Chambre basse du parlement, la pétition signée par les députés de la majorité. « C’est à sa lumière que cette démission sera déposée ou pas ». On serait tenté de penser que M.Bouhadja cherche à gagner du temps, mais dans quel objectif ?

« Je suis prêt à déposer ma démission, mais elle sera assortie de conditions », a-t-il indiqué à Echoroukonline.

Le troisième homme du pays semble vouloir trouver une faille. Un vice de procédure qui frappera l’action entreprise par le FLN et le RND d’invalidité. Lui-même le reconnait en soutenant que même s’il démissionne, seul le président de la République est habilité à décider de son départ ou de son maintien à la tette de l’APN.

Le clash entre Bouhadja et la direction du l’ex-parti unique, a pour origine le limogeage du secrétaire général de l’Assemblée, Bachir Slimani. En résumé, le P/APN qui est du FLN a limogé son secrétaire général qui est aussi du même parti. Tout cela aurait causé des dissensions à l’intérieur d’un FLN qui, aujourd’hui plus que jamais, n’est qu’une coquille vide.

Cependant, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il n’y ait pas des motifs inavoués dans cette petite guéguerre qui oppose d’abord et avant tout, des cadres de ce parti.