Les déboires de l’université algérienne continuent. Les victimes de cette machine infernale sont, cette fois, des enseignants chercheurs, inscrits en 6ème année Doctorat, qui ne trouvent même plus à qui s’adresser pour trouver une solution à leur problème. Après la validation de leurs dossiers, de candidature au Programme national exceptionnel (Bourse de formation résidentielle à l’étranger), ils ont tout simplement été exclus sans explications !

Ils sont au nombre de 47 enseignants universitaires chercheurs et chercheurs permanents, rattachés aux établissements universitaires et centres de recherches répartis sur tout le territoire national à avoir été écartés de ce programme de formation et de perfectionnement.

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liste des chercheurs exclus: 

Pourtant tout portait à croire qu’ils seront admis, d’autant plus que l’accès à ce programme est un droit garanti par une correspondance ministérielle enregistrée sous le numéro 1091 et datant du 18 juillet 2018. La directive en question prévoit la nécessité de renouveler et de mettre au profit des doctorants tous les moyens nécessaires pour faciliter le parachèvement de leurs thèses, nous explique un représentant de ces universitaires.

Ce dernier souligne également le fait que « le ministère a accordé cette année des bourses aux  inscrits en 5ème année doctorat 3ème cycle (LMD). Pourtant, ils  sont sur la même position que les inscrits en 6ème année (doctorat sciences) puisque la 5ème  inscription est la dernière autorisée dans le système LMD, de même pour la 6ème inscription pour le doctorat sciences (classiques). La chose a été présentée de la sorte aux différents responsables au niveau local, mais aucune suite n’a été donnée !

S’en suit une véritable bataille qui s’est déclinée à travers une multitude de correspondances restées elles aussi sans suite. Dans un premier temps, une lettre de recours avec plusieurs demandes d’audiences ont été adressées au Directeur de la Coopération et des échanges inter-universitaires. Bien sûr, ce dernier a opposé une fin de non-recevoir tout en refusant d’organiser une rencontre.

Différentes correspondances adressées au services compétents:

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Fort de sa détermination, ce groupe de chercheurs a frappé à toutes les portes. Des lettres ont été adressées au président de la commission nationale de la formation à l’étranger et même au secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur.

Devant une telle situation de blocage, ils ont tenté de saisir le ministre de l’Enseignement supérieur M. Tahar Hadjar. Une correspondance lui a été adressée, mais elle est restée lettre morte !

Après avoir épuisé toutes les voies de recours, c’est vers la presse qu’ils se sont tournés, espérant interpeller M. Tahar Hadjar. « C’est notre dernière chance de l’atteindre sans passer par les filtres», déplore notre interlocuteur.