Le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a indiqué hier que les différends qui tournent autour du biopic sur Larbi Ben M’Hidi connaitront leur épilogue incessamment. Intervenant lors du forum, M. Mihoubi a indiqué que le réalisateur du film a fini par accepter les réserves exprimées par la commission de visionnage. Bachir Derrais assure qu’il n’en est rien.

« Je n’ai fait aucune concession comme je l'ai toujours déclaré et aucune scène n'a été coupée », a indiqué Bachir Derrais dans un poste sur son compte Facebook.

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M. Derrais a fait savoir qu’une réunion a eu lieu avec les membres de la commission de visionnage et qu’un débat constructif a caractérisé cette rencontre.

« Hier, moi et mes proches collaborateurs, nous nous sommes réunis avec les membres de la commission de visionnage des moudjahidines ainsi que les principaux cadres pendant 4 heures. L'ambiance était très cordiale. (…) Il s'est avéré qu'il y a un mal entendu sur beaucoup de ses réserves, nous avons défendu le film et analyser le contenu scène par scène et nous avons tout argumenté devant ces membres ils nous ont semblé très coopératif et attentifs à nos arguments », a-t-il écrit.

Le réalisateur reconnait que l’assemblée s’est mise d’accord pour rectifier quelques petites erreurs liées aux dates, mais il a cependant insisté qu’à aucun moment il n’a été question d’accepter la suppression de ces séquences qui ont tant nourri la polémique.

« Nous avons été attentifs et très coopératifs sur les petites erreurs de dates et de quelques petites références historiques qui ont glissé par erreur et que nous avons déjà corrigées dans la nouvelle version que nous allons visionner tous ensemble dimanche prochain ».

Faut-il rappeler que M. Derrais a insisté à maintes reprises sur le fait qu’il n’acceptera pas de modifier des scènes du film traduisant des conflits entre des personnalités historiques comme celle ayant marqué un échange entre Ben M’Hidi et Ben Bella.

« Quant aux scènes qui dérangent, ils (les membres de la commission de visionnage) ont reconnu leur véracité historique et j'ose espérer les convaincre de les accepter telles quelles. Car je ne fais aucune concession comme je l'ai toujours déclaré et aucune scène n'a été coupée ».

Il faut croire que la déclaration faite par le ministre de la Culture mardi a pour effet de nourrir la confusion. Chose qui n’a, heureusement, pas duré grâce à la formidable énergie du réalisateur et son habilité à déjouer les manœuvres.

drrais - Biopic sur l’Arbi ben M’hidi / Quand Azzedine Mihoubi nourrit la confusion !