Le Parlement égyptien a approuvé  une loi relative aux médias permettant aux autorités de surveiller certains comptes d'utilisateurs de réseaux sociaux afin, selon elles, de combattre les « fausses nouvelles ».

Selon cette loi, toute personne ayant plus de 5000 abonnés en ligne - sur un site personnel, un blogue ou les réseaux sociaux - pourra être surveillée par le Conseil supérieur de régulation des médias.

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Cet organisme, connu pour ses diatribes contre les médias étrangers et les programmes télévisés jugés trop connotés sexuellement, aura ainsi le droit de suspendre ou bloquer tout compte personnel « publiant des fausses nouvelles ou incitant à violer la loi, à la violence ou à la haine ».

Les organisations nationales et internationales de défense des droits de la personne dénoncent régulièrement la violation de la liberté d'expression visant les voix dissidentes sous le régime du président Sissi.

Plus de 30 journalistes sont aujourd'hui derrière les barreaux en Égypte, qui figure à la 161e place (sur 180 pays) du classement 2018 sur la liberté de la presse, selon Reporters sans frontières.

Ces derniers mois, les services de sécurité ont procédé à une nouvelle vague d'arrestations de dissidents, blogueurs, journalistes et internautes accusés « d'appartenir à une organisation terroriste » ou de « diffuser de fausses nouvelles ».

Rédaction  AF