Si l’on croit les prévisions des groupes Trafigura TRAFGF.UL et Mercuria, le prix du baril grimpera pour atteindre les 100 dollars d’ici le début de l’année prochaine. Les sanctions américaines contre l’Iran en seraient la principale cause.

Le retrait des deux millions de barils de pétrole produit par jour (bpj) actuellement par l’Iran pourrait affecter le marché en poussant les pris à crever le plafond des 100 dollars. C’est en tout cas, l’avis du président de Mercuria Energy Trading Daniel Jaeggi. Le gage de stabilité des pris porté par les pays de l’OPEP et non-OPEP serait donc à prendre au second degré. Hier, les participants au sommet d’Alger ont assuré pouvoir garantir la disponibilité.

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Ben Luckock cadre chez le cabinet Trafigura, a estimé que le prix du baril pourrait atteindre 90 dollars le baril d’ici la fin d’année et 100 dollars autour du Nouvel An avec le resserrement de l’offre sur le marché. Les mêmes prévisions ont été faites par la banque US JP Morgan, qui a tablé sur une poussée à 90 dollars dans les prochains mois.

Un marché livré aux aléas

Les cours du pétrole ont rebondi depuis le début de 2017. Une hausse notable a été enregistrée, mais elle reste intimement liée à une conjoncture particulière.

Les capacités de production de plusieurs pays ont été altérées suite à des conflits internes, des crises régionales ou internationales comme celle qui marque la relation entre les USA et l’Iran et même par une situation de banqueroute à l’image de ce qui s’est passé au Venezuela.

Tout cela a contribué à resserrer le marché au moment même où la demande mondiale approche pour la première fois les 100 millions de bpj. Le fait que l’OPEP et la Russie eurent exclu dimanche toute augmentation supplémentaire de leur offre de pétrole dans l’immédiat, a conforté les prévisions allant dans le sens d’une dynamique haussière.