Six personnes sont mortes, à Ouargla, depuis le début de l’année, suite à des piqûres de scorpions. Au total, il y a eu 1729 piqûres, a indiqué, hier, la direction de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière de la wilaya en question.

Un chiffre en baisse, selon le chef du service de la prévention de cette direction, par rapport aux années précédentes. Bien évidemment, celui-ci ne s’est pas attardé sur les informations faisant état de l’absence des anti-scropioniques dans les structures de santé au niveau de plusieurs régions du Sud du pays.

Advertisement

Le décès, début septembre, du Dr Aicha Aouissat, une jeune enseignante à l’université d’El Oued, originaire d’Ouargla, après une piqûre de scorpion, avait provoqué une forte polémique, notamment suite à la déclaration du ministre de la Santé, Mokhtar Hazbelaoui, qui avait indiqué que «le scorpion ne pique que s’il est attaqué».

Hospitalisée pendant dix jours, à l’hôpital d’Ouargla, les médecins n’avaient pu la sauver. Des accusations avaient été lancées contre le personnel médical sur place le rendant responsable du décès d’Aicha Aouissat pour «mauvaise prise en charge». Les concernés se sont défendus en affirmant que tout a été fait dans les règles. En tous cas, les piqûres de scorpions font environ une trentaine de décès chaque année dans les régions des hauts plateaux et du Sud du pays.

Elyas Nour