La commune de Guerrouma, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest du chef-lieu de la wilaya de Bouira, semble avoir été oubliée par les autorités. Les services publics les plus basiques, à l’instar de l’alimentation régulière en eau potable, sont devenus un luxe. Après moult interpellations, la population locale réagit très violemment.

Des jeunes de cette localité ont décidé de passer à l’action. Depuis le 26 aout dernier, ils protestent périodiquement, mais cette fois ils ont fermé la principale voie menant à la commune, en faisant enflammer des pneus.

Advertisement

Ce n’est pas la première fois que les problèmes de cette commune sont médiatisés et ce n’est également pas la première fois que les habitants de cette commune enclavée interpellent les autorités.

Livrée à elle-même et totalement délaissée par ses élus locaux, la population n’en peut plus et réagit violemment. «Nous sommes marginalisés par les autorités», dira Rabah, un de ses administrés, avant d’ajouter sur un ton blasé : «La vie ici est un véritable calvaire. Il n’y a strictement rien et le maire n’a jamais rien fait pour régler les problèmes».

La commune de Guerrouma est l’une des moins loties, ajoute-t-il, tout en déplorant l’absence d’infrastructures de base. «Je n’aborderais même pas les problèmes ayant trait à l’état des routes, les coupures d’électricité et de gaz. Je me contenterais d’évoquer le problème de l’eau.  Le barrage de Koudiat Asserdoune est pourtant situé à quelques encablures de là. Il est l’un des plus grands du pays, mais nous souffrons toujours d’un manque cruel de cette ressource vitale».

Cette municipalité qui compte un peu plus que 25 000 âmes souffre également du manque d’infrastructures de santé fonctionnelles. «Nous avons un immeuble que les gens appellent ici dispensaire. Je ne sais pas s’il convient de l’appeler ainsi puisqu’il est fermé depuis 2013. « Il est vrai que les médecins refusent de venir travailler dans notre wilaya, car c’est l’une des plus pauvre du pays, mais est-ce notre faute?», a-t-il encore déploré.

Gepostet von ‎محمد العاقل‎ am Mittwoch, 5. September 2018