N’ayant plus aucun parrainage et dépourvue de tous les privilèges dont elle jouissait, la présidente du microscopique et insignifiant parti de l'équité et de la proclamation Mme Naïma Salhi annonce qu’elle ne soutiendra pas le président Bouteflika si ce dernier briguait un énième mandat.

« Je ne soutiendrais pas Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat. J’ai pitié de lui comme j’ai peur pour l’Algérie », dira-t-elle dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

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Figure importante de ce courant qui pratique aujourd’hui ce qu’on peut appeler "le charlatanisme politique", Naïma Salhi se fond d’une déclaration des plus paradoxales: « qu’ils nous ramènent n’importe quel candidat, soit-il issu des rouages du pouvoir. L’essentiel c’est qu’il soit jeune, avec une certaine instruction et surtout, qu’il ait une maitrise des dossiers sécuritaires. Moi je le soutiendrais », affirme-t-elle. Abdelghani Hamel envisagerait-il de se présenter aux présidentielles de 2019 ? En tout cas, on est en droit de se poser cette question d’autant plus que l’ex-patron de la DGSN avait cédé des privilèges considérables à Mme Salhi.

Ce pur produit du long processus de clochardisation de la société algérienne a prouvé, si besoin en est, qu’on ne fait plus de la politique pour défendre un projet de société, un programme ou même un idéal ou une idéologie, mais on le fait pour défendre une position sur l’échiquier politique en vue de pérenniser ou de récupérer des privilèges.

Cette déclaration dénuée de toute subtilité, envoie en substance, un message dont le contenu informe que la présidente du parti de l'équité et de la proclamation propose ses services. Mais à qui ?