salman

Le procureur général saoudien Cheikh al-Mojeb a reconnu dans un communiqué rendu public hier, la mort du journaliste Jamal Khashoggi au sein du consulat d’Arabie en Turquie.

Ce qui est par contre surprenant, c’est la version soutenue par les autorités saoudiennes qui défendent la thèse de l’accident ou celle dite d’ « événements incontrôlables ».

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«Les discussions qui ont eu lieu entre lui (Khashoggi ndlr) et les personnes qui l’ont reçu au consulat saoudien à Istanbul ont débouché sur une rixe à coups de poing, ce qui a conduit à sa mort, que son âme repose en paix», indique le même communiqué.

Plusieurs collaborateurs de Mohammed Ben Salman sont impliqués dans cette affaire sordide. Au moins six d’entre eux tournoient dans l’orbite du prince héritier, mais c’est en fin de compte les services de renseignement qui semblent avoir été désignés comme responsables.

Ainsi,  le général Ahmed Assiri, haut gradé et responsable influant au sein des services de renseignements et Saoud al-Qahtani, conseillé à la cour ont été limogés

C’est donc cette thèse de l’accident, qui a permis au palais de maintenir sa confiance en la personne du prince Mohammed Ben Salman. Une confiance renforcée par les propos du président américain Donald Trump qui a déclaré que la thèse de l’accident est « crédible ».