L’Assemblée populaire nationale vit une crise très grave. Face au blocage de ses instances par les partis de la majorité, réclamant le départ du P/APN Saïd Bouhadja, des voix s’élèvent pour demander la dissolution du parlement…à quelques mois des élections présidentielles. Cette crise ne cacherait-elle pas des enjeux autres et purement politiciens ?

Des formations politiques gravitant autour du pouvoir, à l’instar du parti El Karama, présidé par Mohamed Ben Hamou, ou encore le MPA d’Amara Benyounès on évoqué cette éventualité.

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Selon eux, la situation actuelle ne peut être résolue que par une dissolution pure et simple de l’APN. Ces deux formations proches du pouvoir pensent que l’entêtement des élus de la majorité à bloquer toutes les instances de cette institution pour mettre la pression à Saïd Bouhadja finira par provoquer une grave crise institutionnelle. Un point de vue sans doute partagé par d’autres partis satellites du pouvoir.

Le fait que cette crise aiguë au sein de l’APN survienne à quelques mois des élections présidentielles suscite les soupçons. Certains observateurs pensent que l’entêtement de Bouhadja traduit une certaine volonté de faire durer cette crise, pour le profit d’un clan. Qui et pourquoi ? Personne n’ose s’avancer.