L’affaire Bouhadja et loin de connaitre son épilogue. Selon la juriste Fatiha Benabbou, la destitution de Bouhadja est entachée par plusieurs irrégularités, ce qui la rend totalement illégale. La seule solution qui reste, c'est celle de la dissolution de l’assemblée.

Le putsch exécuté par les députés de la majorité renforce plus que jamais la thèse de la dissolution de l’APN, indique-t-elle dans un entretien avec le quotidien El-Khabar.

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La juriste explique que la crise qui secoue actuellement l’APN est éminemment politique. Le conflit n’a pas d’origine juridique ce qui fait que le Conseil constitutionnel ne peut aucunement intervenir en la matière. Cela s’applique également au Conseil d’État.

La dissolution de l’APN s’impose alors comme l’option la plus plausible. Cette dernière n’est, en réalité, qu’une formalité, tant les institutions de l’État sont sous la coupe de la présidence de la République.

Pis encore, si l’APN se transforme en parlement bicéphale, cela ne fera que jeter, encore plus, le discrédit sur un parlement à la représentativité proche de zéro.

Peut-être est-ce le but. Dissoudre une assemblée illégitime pour en élire une autre afin de répondre aux besoins d’un projet aux contours inavoués ?