Le prince héritier du trône d’Arabie Saoudite Mohammed Ben a été chargé de répondre aux attaques du président américains contre les pays de l’Opep et son entêtement à demander une contrepartie de la protection offerte Royaume des Saoud. La réponse du prince MBS reste timide.    

Cette fois-ci, Donad Trump a eu sa réponse, mais elle fut timide et traduisait des rapports « dominants – dominés », symptomatiques les relations entre les États-Unis et le Royaume d’Arabie.

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Il y a quelque jours, Donald Trump avait accusé, depuis la tribune de l’assemblée générale des Nations Unies, les pays de l’Opep « d’arnaquer le reste du monde en faisant flamber les pris du baril ». Le « tintamarrant » président américain a asséné de violentes critiques en suggérant que son pays protégeait nombre de ces pays exportateurs de pétrole sans rien en retour, soulignant que ces derniers profitaient de cette protection et faisaient flamber les prix du pétrole.

Quelques jours après, le tonitruant Donald Trump avait révélé avoir signifié au roi d’Arabie qu’il ne « tiendra pas deux semaines sans la protection des États-Unis » et qu’il devra « casquer » pour que l’armée américaine continuer à le protéger.

La réaction du roi et du prince héritier est très mesurée, puisque l’Arabie a préféré répondre aux propos tenus lors de l’assemblée générale de l’ONU le 25 septembre, en éludant les révélations concernant la mise en garde adressée au souverain du royaume des Saoud.

« Nous payons pour toutes les armes qu’ont a acheté auprès des États-Unis », a signifié Mohammed Ben Salman, ajoutant : «Nous estimons que nous avons payé pour toutes les armes que nous avons des États-Unis, ce ne sont pas des armes gratuites».

Les rapports entre les USA et l’Arabie saoudite sont des rapports « dominants – dominés », et cela transparait parfaitement à travers les propos tenus par le prince MBS. «On doit accepter le fait que des amis émettent des critiques positives et négatives. On peut avoir des malentendus et nous plaçons les déclarations du président américain dans cette catégorie», a-t-il précisé, avant de souligner «adorer travailler» avec Donald Trump.