Les cours de pétrole s’installent dans une courbe ascendante. Les prix sont même qualifiés de stables. En réalité, cette flambée reste tributaire de facteurs conjoncturels. En clair, un baril à 85 dollars est un effet d’un incendie ayant ravagé une raffinerie importante au Canada, ou encore un ouragan qui risque de provoquer des dégâts aux Etats-Unis.

La dynamique haussière est enclenchée, mais elle reste tributaire d’une conjoncture. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre, culminait à 85,10 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 10 cents par rapport à la clôture de mardi.

Advertisement

Si l’ont croit les analystes, cette hausse des prix est liée à une perte de production, suite à un incendie qui a ravagé une raffinerie au Canada, mais aussi, à l’approche de l’ouragan Michael des cotes américaines. Des plateformes pétrolières produisant environ 19% du brut du golfe du Mexique ont été évacuées à cause de cette menace.

Malgré cette hausse somme toute conjoncturelle et dont les effets ne seraient, en temps normal, qu’éphémères, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) a émis des inquiétudes en signifiant que les prix de l’énergie sont en surchauffe, ajoutant qu’ils pourraient « franchir la ligne rouge » au quatrième trimestre.

Cela pourrait notamment s’expliquer par la disparition des deux millions de barils de pétrole iraniens ciblé par les sanctions de l’administration Trump. Les menaces américaines de sanctions alimentent depuis plusieurs semaines cette hausse des prix. Les sanctions américaines devraient entrer en vigueur au mois de novembre prochain.