On est en droit de s’interroger sur le mode de gouvernance en Algérie. La crise au sein du gouvernement est en passe d’entamer sa troisième semaine. La solution tarde à se manifester et les acteurs de cette guerre versent dans la désinformation. Hier dimanche, le Président de l’APN Saïd Bouhadja a fait ses cartons avant de signifier qu’il se résout à rendre le tablier. Durant l’après-midi, il se rétracte en affirmant que la présidence lui ordonne de ne pas quitter son poste !

Dans la matinée, le P/APN aurait pris contacte avec des députés, ainsi qu’avec le Secrétaire général par intérim pour les informer de son départ. C’est en tout cas ce qu’affirme le site internet SabqPress, qui a ses entrées à l’assemblée.

Advertisement

Le média révèle que Bouhadja avait même demandé à ce qu’on fasse un rapport sur les 13 mois qu’il a passé à la tête de cette institution. Un document qu’il devait remettre en haut lieu à titre de bilan de ses activités.

Aux environs de 16H, il a convoqué des députés pour leur expliquer qu’il ne quittera pas son poste et que cela a été décidé en haut lieu. Bouhadja a expliqué à l’assistance qu’il a reçu un appel téléphonique, provenant vraisemblablement, de la présidence de la République lui ordonnant de ne pas plier aux pressions du patron du FLN Djamel Ould Abbès et celui du RND Ahmed Ouyahia.

Si Bouhadja dit vrai, des têtes ne tarderont pas à tomber. En haut de la liste, se trouve bien sûr, celle de Djamel Ould Abbès et peut être même, celle du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Au delà du conflit au sein de l'APN, cela vaudra également dire que le pays continue d’être dirigé par des coups de fil. Mais si toute cette histoire s’avère fausse, on aura vraiment touché le fond!