Les véhicules montés localement connaîtront des hausses de prix allant  de 100 000 DA à 300 000 DA dès le mois de janvier 2019. Il n’y a pas si longtemps, le ministre du Commerce et celui de l’Industrie promettaient, pourtant, le contraire !

Les prix des véhicules neufs connaîtront donc, de nouvelles hausses, a rapporté Liberté, soulignant que « les avantages clients qu’accordent actuellement les constructeurs automobiles disparaîtront des catalogues » dès le mois de janvier prochain, pour afficher des hausses oscillant entre 100 000 DA et 300 000DA.

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Les marges très importantes encaissées par les "constructeurs" locaux vont encore augmenter. Pour le justifier, les propriétaires des unités de montage évoquent « l’absence des sous-traitants et des équipementiers », tout en déplorant un « faible niveau d’intégration ».

Il faut croire que les "constructeurs" jouissent toujours d'une capacité d’influence qui leur permet de contrôler les leviers du secteur. Revenant, à titre de rappel, aux annonces officielles, faites lors de l’ouverture des premières unités de montage. Le gouvernement chantait, à l’époque, une baisse graduelle à mesure d’une augmentation de la production. On comptait sur un volume de production en croissance continue associé à un taux d’intégration appréciable, pour stabiliser le marcher avant l’entame d’une courbe descendent des prix. Or, depuis l’inauguration de la première usine de montage en 2014, il n’y a eu ni baisse des prix ni intégration.

Toute cette industrie de montage est d'ailleurs, qualifiée par certains experts d’importations déguisées, faisant flamber, année après année la facture des importations SKD-CKD, sans créer de valeur ajoutée. Les véhicules montés localement sont même plus chers que ceux importés !

Pis encore, les premières prévisions annonçaient une maturation de ce secteur dans les cinq ans suivant l’ouverture des usines. L’été dernier, le ministre du Commerce et celui de l’industrie annonçaient des baisses de prix à partir de septembre. Des baisses de l'ordre de 30%. Quatre mois plus tard, le ministre de l’Industrie Youcef Yousfi semble avoir changé d'avis en déclarant qu’il faut 20 à 30 ans pour que ce secteur soit mature. Le ministre promet, néanmoins, que son département veillera à ce que « les prix soient raisonnables ».

 Des prix raisonnables selon quels critères ?