Le ministère de l’Intérieur a mis en place un plan national pour lutter contre la fermeture d’axes routiers lors de certaines actions de protestation. La fermeture des routes est, dorénavant, considérée comme une atteinte à l’ordre public. On peut donc s’attendre à des interventions plus énergiques de la part des forces de l’ordre.

Le plan en question prévoit une coordination plus intense entre la GDSN et la gendarmerie nationale. Il donne également au walis la prérogative d’évaluer la situation sans un retour systématique vers la tutelle. Cette évaluation se fait sur la base d’une redéfinition de la nature d’une action de protestation.

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Ainsi, celles qui aboutissent à un blocage des axes routiers principaux sont considérées comme une atteinte à l’ordre public. Les routes nationales et de wilayas reliant de grandes agglomérations ont été définies comme des routes principales, et les attaques contre les sièges des corps de sécurité ont, elles aussi, été classées comme atteinte à l'ordre public.

Le plan en question est entré en vigueur à la mi-octobre, affirme El Khabar, soulignant qu’il a complètement modifié les périmètres d’actions, notamment pour la gendarmerie nationale qui n’est plus contrainte par les aspects juridictionnels, tout du moins dans ce type d’interventions.