Le youtubeur Anes Tina nous a gratifié d’une nouvelle vidéo au message clair et sans concession. Une vidéo qui a cumulé 1 700 295 vues à 10H03. Ce youtubeur connait un grand engouement parce qu’il a le talent et surtout le courage de lancer des vérités crues au visage d’une société en quête de porte-voix. A ne pas rater ! 

Affublé d’un burnous sur un corps déguisé en squelette, Anes Tina veut faire passer un message de détresse : celui de l’algérien lambda, celui du jeune en détresse, une personne animée et qui est en vie, mais dont les rêves et les aspirations se sont éteintes. D’ailleurs il le vomit littéralement en criant : « pardonnez-nous d’exister ».

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Ce représentant de la jeunesse révoltée et sans voix, raconte également les faits marquants de l’année 2018. Il parle notamment de l’affaire des 701 kg de cocaïne, de cette jeunesse en perte de perspective et qui se tue à petit feu en consommant de la drogue. Il évoque aussi une certaine politique de division adoptée par le pouvoir politique et c’est avec lucidité qu’il cerne ses tenants et aboutissants.

Il revient également dans cette vidéo sur un sujet récurent chez la majorité des youtubeur algériens engagés. Il s’agit de l’émigration clandestine. A ce titre, il explique comment la Harga s’est transformée en projet de vie pour une jeunesse minée. « De la mort je n’ai pas peur et je n’ai pas tort, car je suis déjà mort », dit-il, tout en déplorant, avec des mots justes, la fuite des forces vives de la nation. Une véritable saignée qu’Anes Tina impute à un système qui marche sur la tête. « El bled metkouba wa chaab menha raho y’sile ».

Le youtubeur raconte également les maux de la société. Injustice sociale, répression, absence d’espace de communication et de dialogue. Absence de la justice tout court.

Il s’adresse ensuite au régime pour lui dire que son sempiternel prétexte de la main étrangère n’est qu’absurdité. Il le traduit, avec intelligence, en simulant un appel téléphonique lui parvenant de Donald Trump et à travers lequel ce dernier revoit le régime algérien à ses propres contradictions.

Le matraquage des médecins résidents, des enseignants, des syndicalistes, les retraités, invalides et retraités de l’armée sont autant d’exemples qui contredisent le discours officiel.