Le ministre de l’Énergie est intervenu – à l’image d’une figure d’un l’État providence – pour mettre les points sur les « I », concernant la politique tarifaire du gouvernement relatif au prix de l’électricité. Sa prise de parole n’était, ni plus ni moins, qu’une réponse au PDG de la Sonelgaz ayant récemment exprimé des craintes concernant l’avenir d’une compagnie dont la survie est compromise par une politique tarifaire inadaptée.

Les prix ce n’est pas tes affaires. Toi tu es là. Tu appliques les politiques du gouvernement et tu te tiens à tes prérogatives de gestionnaire. Ce n’est pas les propos tenus par le ministre de l’Énergie, mais c’est l’interprétation qu’on peut en faire. Dans son intervention de ce dimanche matin, M. Guitouni a martelé que la « Sonelgaz  est une société de l’État, mais ce n’est pas à elle de définir la politique des prix de l’électricité ».   

L’éventualité d’une révision à la hausse des tarifs d’électricité était dans l’air ces derniers jours. Cette dernière a été explicitement sous-entendue par le PDG de la Sonelgaz M. Mohamed Arkab qui s’était plaint, récemment, des prix de revient de la société, et des tarifs actuels jugés préjudiciables aux équilibres financiers de la compagnie».

En guise de réponse, le ministre de l’Énergie – qui s’est mis dans la peau d’un cavalier de l’État providence aux ressources amenuisées – a haussé le ton pour dire que « c’est  l’état qui met la main à la poche ».  Une façon de dire que cette société appartient à l’État et c’est l’État qui l’a toujours sortie de ses difficultés financières.

La question qui se pose est celle de savoir si ce mode de gestion est salutaire pour la Sonelgaz et toutes les autres compagnies publiques biberonnées aux recettes pétrolières. En attendant d’avoir la réponse, on ne peut que déplorer le fait que les ego et les calendriers électoraux passent avant toute autre considération!