Les cours de pétrole continuent de baisser. Le baril a perdu 40% de sa valeur en quelques semaines rendant définitivement inexactes les projections excessivement optimistes de certains experts qui annonçaient un baril à 100 dollars vers la fin de l’année.   

Ces derniers temps, on  avait affiché un certain optimisme quant à l’évolution des cours de pétrole. On est allé jusqu’à prédire un baril à 100 dollars voir même, à 300 dollars, mais en fin de compte il n’en est rien.

En quelque semaine, les prix ont chuté et le baril a perdu environ 40% de sa valeur. Hier mardi, le baril de brut léger américain(WTI) a reculé de 7,3% à la clôture, à 46,24 dollars, au plus bas depuis juillet 2017. Le baril de Brent de la mer du Nord a quant à lui décroché de 5,6% à 56,26 dollars, au plus bas depuis octobre 2017.

Ce décrochage rapide a pour raison des prévisions de production américaine qualifiées de “record”. Et qui dit production record, dit fatalement: accumulation des stocks de brut. Tout cela alimente, bien sûr, les craintes d’offre excédentaire, dans un contexte marqué par une baissede la demande engendrée par une stagnation de la croissance économique mondiale.Tous ces paramètres conjugués, incitent à s’interroger sur l’efficacité des réductions de production du cartel de l’OPEP et sont principal partenaire non-OPEP c’est-à-dire la Russie.

L’annonce faite hier mardi par l’American Petroleum Institute (API), une association comptant plus de 600 opérateurs du secteur des hydrocarbures aux États-Unis, a fortement contribué au décrochage du marché. Dans un communiqué rendu public, l’API a souligné une augmentation-surprise des stocks de pétrole brut. On évoque également une augmentation spectaculaire. Cette organisation note également une augmentation des réserves d’essence aux Etats-Unis.