Le tribunal de Bab El Oued a rendu son verdict, ce mardi 25 décembre, dans l’affaire du journaliste Adlène Mellah, du photographe Abdelaziz Adjal, et Abdelhafid Negrouche. De la prison ferme et des amendes pour les trois mis en cause. La défense fait appel.

Ambiance tendu ce mardi aux abord du tribunal de Bab El oued. Le verdict prononcé a suscité un sentiment d’impuissance et surtout d'injustice chez les proches des trois détenus et les gens venus pour les soutenir. Pour Adlène Mellah, la cour a retenu une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars.

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Le photographe Abdelaziz Adjal, et Abdelhafid Negrouche tous deux poursuivis dans la même affaire, ont quant à eux, écopé d’une peine de prison ferme de quatre mois, assortie d’une amende de 50 000 DA.

Les trois mis en cause sont poursuivis pour « attroupement non autorisé sur la voie publique », l’accusation de « désobéissance et outrage à des officiers dans l’exercice de leur fonction », a été éliminée par le juge. Les avocats de la défense ont indiqué qu’un appel a été introduit.  

Le 18 décembre dernier, la première séance du procès Adlène Mellah, Abdelaziz Adjal et Abdelhafid Negrouche a été marqué par le retrait des avocats de la défense. Au tout début des plaidoiries, l’avocat Mustapha Bouchachi a été interrompu par le président de la cour. Les avocats qui se sont constitués pour défendre les trois mis en cause  ont souligné une attitude pernicieuse de la part du procureur de la république et du président de la cour. « Il y avait une volonté d’orienter le procès pour se focaliser sur les aspects techniques », avait indiqué Me Bouchachi.