Le procès du journaliste, Adlène Mellah, ce mardi 18 décembre a prouvé aux plus réticents que la cabale dont sont victimes les journalistes de la presse électronique revêt un caractère politique indéniable. Hormis les irrégularités concernant les transgressions au code procédure, les avocats de la défense ont dénoncé une tentative d’orientation du procès est un comportement inhabituel du procureur de la république, ce qui les a poussé à se retirer.     

Un prévenu qui s’évanouit après avoir fait un malaise, une ambiance électrique, des vices de procédures révélés par la défense, un Procureur qui s’accapare les prérogatives du président de la cour et un juge qui veut embourber la défense dans des aspects techniques. C’est un procès hors norme auquel on a assisté ce mardi.   

Dans son plaidoyer, le maestro du barreau Me Mustapha Bouchachi atout fait pour mettre à l’évidence les atteintes aux droits fondamentaux d’Adlène Mellah. Subitement, Me Bouchachi est interrompu par le juge ! qui explique que la défense s’éloigne du sujet !

Les avocats qui se sont constitués pour défendre le journaliste étaient nombreux à un point tel qu’on ne pouvait les quantifier. Tous ces avocats, qui sont également des militants des droits de l’homme ont été unanime en soulignant un comportement inédit de la part du président de la cour et le Procureur de la République.

La défense a fini par se retirer aux environs de 19H, ce qui n’a pas empêché la séance de continuer. Dans leurs déclarations à la presse,quasiment tous ces avocats ont expliqué que ce qui a eu lieu aujourd’hui au tribunal de Bab El Oued est contraire à toutes les pratiques et coutumes de la justice, que ce soit en Algérie ou ailleurs.

« D’usage, le retrait des avocats de la défense est annonciateur de tractations entre les deux parties afin de trouver un arrangement. Cette fois le juge a décidé d’enfreindre cette pratique ancrée et de permettre la poursuite de la séance sans attendre ».

Au terme d’un procès dans lequel le prévenu s’est retrouvé sans défense, et ce sans qu’il ne le réclame, le juge  a annoncé que la sentence sera prononcée le 25  décembre prochain ».

S’exprimant à ce sujet, une avocate de la défense a souligné que ce qui s’est passé est une violation manifeste de la constitution algérienne et de l’article 1 du code des procédures pénales garantissant le droit à un procès équitable.