Au Gabon, des militaires ont diffusé un message sur la radio nationale ce lundi matin, annonçant la mise en place d’un « conseil national de la restauration de la démocratie ». L’assaut conduit contre le siège de la radio gabonaise a été conduit par un groupe de militaires de la garde républicaine à la tête duquel un officier au grade de lieutenant.   

Le message radiophonique était lu par un lieutenant se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR), qui s’est présenté comme étant le président du Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS).

Dans son allocution, ce dernier a été très critique envers le commandement de l’armée. Il a même traité certains généraux d’ennemies, leur reprochant, probablement, un soutient inconditionnel à un président totalement absent.  

Les mutins arrêtés ?

Une grande confusion a régné ce matin à Libreville, la capitale gabonaise. Des tirs nourris et des étaient blindés stationnés dans les quatre coins de la ville. Le gouvernement a, cependant, assuré en milieu de matinée avoir repris la main. 

Le porte-parole du gouvernement, Guy-Bertrand Mapangou, a fait savoir que les mutins avaient été arrêtés par les unités du GIGN gabonais, selon RFI.

Une crise née de la vacance du poste de président de la République   

Foudroyé par un AVC le 24 octobre dernier, alors qu’il se trouvait en Arabie Saoudite, le président Ali Bango ne fait plus d’apparition publique. Ce dernier est actuellement hospitalisé dans un hôpital de Rabat au Maroc. Le président gabonais s’était adressé à son peuple le 31 décembre dernier. Il était dans un état piteux et quasiment inaudible.

Une partie de ses prérogatives ont d’ailleurs été transférées par la Cour constitutionnelle au Premier ministre.

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