Après la marche historique de vendredi dernier, celle de Mouwatana dimanche, des étudiants, des avocats, voici le tour des lycéens de Mostaganem et d’El Bordj qui ont investi les rues ce mercredi pour exprimer, eux aussi, leur ras le bol et leur refus de voir leur avenir confisqué par des politicards voulant imposer cinq autres années de Statu quo.

À Mostaganem comme à El Bordj, ils ont manifesté et scandé des slogans contre le pouvoir, comme ce fut le cas lors de toues les autres manifestations. Emblème national à la main, ils ont récité l’hymne national.

Le système a fini par produire un régime qui s’accroche obstinément à Abdelaziz Bouteflika. Faute d’un candidat consensuel, il a choisi d’offrir une présidence à vie à ce dernier. Ce système en fin de vie est honni par la population. L’usage de l’adjectif « honni », ne porte pas préjudice à l’objectivité du propos, car on a eu l’occasion, depuis les premières actions de protestation, que ce soit à Bordj Bou Brreridj, à Kherrata, à Khenchla et dans toute l’Algérie vendredi dernier, de voir que les Algériens en sont, aujourd’hui, révulsés. Le 22 février est une date historique, dans la mesure où elle a montré au monde, la schizophrénie des tenants du pouvoir. Ce mercredi 27 février, c’est les lycéens qui manifestent contre eux.