En matière d’absence totale de crédit, Amar Ghoul est imbattable. Après avoir déclaré, avant-hier, sur une chaine de télévision française, que le peuple algérien, et après la décennie de terrorisme et de violence, est aujourd’hui « totalement vacciné contre la marche et la protestation », assurant que ce même peuple ne sortira pas vendredi. c’est, Bien sûr, le contraire qui s’est produit. En faisant le bilan de la journée d’hier, Amar Ghoul a osé attribué le mérite de cet éveille populaire au président Bouteflika qui, selon lui, « a construit ce climat de liberté et de démocratie ayant permis une telle marche ».   

Comme dit l’adage populaire : « s’il ne parvient pas à monter à bord il s’accroche aux parois». A l’occasion d’une réunion de travail ce samedi au siège de son parti (TAJ), Amar Ghoul à salué le sens du civisme dont ont fait preuve les manifestants hier à travers tout le territoire national, reconnaissant, par là même, la nécessité d’un changement.

cependant, Ghoul, dont le parti est membre de l’alliance de soutien à la continuité du régime de Bouteflika, a osé attribué le mérite de cet éveille populaire au président de la République qui selon lui, « a permis l’émergence d’un peuple éduqué baignant dans la liberté et la démocratie ». Tout cela n’est, Bien sûr, qu’un discours biaisé, car depuis 1999, toutes les manifestations, mis à part celles des partisans du régime, sont réprimées.

L’homme politique a également appelé à ce que ces marches ne brouillent pas les élections présidentielles du 18 avril prochain et que le changement revendiqué n’est pas contradictoire avec les aspirations du président de la République et celles de son parti !