Dans une nouvelle missive / Le régime campe sur ses positions et ignore les revendications du peuple!

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Un nouveau message attribué au président Bouteflika a été adressé à la nation à l’occasion du 57ème anniversaire de la fête de la Victoire (19 mars 1962) ce lundi. Le rédacteur ou les rédacteurs de cette missive ont envoyé un certain nombre de signaux au peuple algérien, mais les réactions sur les réseaux sociaux ont été immédiates : « dégage ».

Le message adressé à la nation ce lundi 18 mars au nom d’Abdelaziz Bouteflika traduit le refus du régime à rendre la souveraineté au peuple et son entêtement à rester aux commandes de toute initiative de changement.

Au lieu d’adresser un message d’adieu afin de minimiser les dégâts, les rédacteurs de ce message ont, une fois  de plus, ignoré les revendications du peuple algérien. La feuille de route annoncée est en décalage avec les attentes du peuple, à la tête desquelles le départ de la caste au pouvoir et le démantèlement du système.

Le message de ce lundi réitère les « propositions » formulées dans la missive du 11 mars dernier, traduisant par là même, la volonté du régime à piloter ce fameux changement. Le contenu n’est ni plus ni moins, que de vagues promesses de réformes remises au gout du jour. Une liste de promesses jamais honorées présentée à la population à chaque fois qu’une grave crise se profile à l’horizon.

Comme traduit dans la lettre rendue publique par les médias gouvernementaux la semaine dernière, on annonce une « révision « profonde » de la Constitution », ou encore un changement du système de gouvernance, à la suite des travaux d’une conférence nationale.  Une conférence chapeautée par des figures du régime. Ces mêmes figures que les Algériens révulsent.

Sur les réseaux sociaux, la réponse ne s’est pas fait attendre. « Qu’on n’insulte pas notre intelligence », écrit un internaute qui a demandé à ce que l’auteur de ces messages soit identifié. Quasiment tous ceux qui ont réagi ont rejeté le contenu de cette lettre, mettant le départ de Bouteflika et de ses serviteurs, ainsi que le démantèlement du système, comme préalable à tout débat.