Le pouvoir a toujours veillé à garder la mainmise sur les mosquées pour en faire l’un des instruments de sa politique. Le mouvement populaire de ces derniers jours a fait bouger les lignes à un point tel que la carte du religieux n’est plus jouable. Le Conseil national autonome des imams et fonctionnaires des affaires religieuses a adressé un message à Mohamed Aïssa le sommant de cesser l’instrumentalisation des mosquées.

Le Conseil national autonome des imams et fonctionnaires des affaires religieuses a publié ce lundi, un communiqué à travers lequel il a demandé au ministère des Affaires religieuses de cesser d’impliquer les mosquées et les imams dans la politique.

L’organisation dénonce l’assujettissement de la mosquée à la volonté du politique et le préjudice porté à la sacralité du lieu et à la réputation de l’imam.

Concernant le mouvement populaire pour le changement, le Conseil national autonome des imams et fonctionnaires des affaires religieuses a appelé les autorités à répondre positivement aux aspirations populaires sans toutefois avoir recours à la politique de fuite en avant.

Dans une démarche de protestation contre l’instrumentalisation des mosquées, les imams et les fonctionnaires des affaires religieuses ont appelé à un sit-in demain, le 12 mars à 10H, devant le Conseil constitutionnel.

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