Abdelmadjid Sidi Saïd fait partie de ces surfeurs mal inspirés qui se jettent dans un océan en furie, pensant pouvoir dompter les vagues et éviter de se fracasser dans la houle. Lui qui annonçait, il n’y a pas si longtemps, que l’élection de Bouteflika n’est qu’une formalité, vient de pondre un communiqué ou il dit que « le besoin de changement est devenu nécessaire ». Sait-il, au moins, quelle image les Algériens gardent de lui ?!

Le patron de la centrale syndicale Abdelmadjid Sidi Saïd a retourné sa veste espérant pouvoir s’en tirer. Il a fini par suivre l’exemple de son ami contre nature, le patron du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad.

L’UGTA, par la voie de son secrétait général vient donc, de réagir, à travers un communiqué, à la dynamique populaire qui œuvre à imposer le changement à travers des actions pacifiques spectaculaires ayant suscité l’admiration dans le monde. Aux yeux de Sidi Saïd, « le besoin de changement est devenu nécessaire ». Quel culot !

Dans ce communiqué, l’UGTA indique que « L’Algérie traverse, présentement, un moment historique et une période charnière de son histoire contemporaine, face à laquelle, l’UGTA, composante essentielle de la société Algérienne, ne peut demeurer indifférente ».

Une fois n’est pas coutume, l’ami des milliardaires et des cercles du pouvoir se dit à l’écoute du peuple. « L’UGTA, qui a acté le cri de cœur des manifestations et en particulier de notre formidable jeunesse, exprimant, légitimement, une grande ambition pour l’Algérie, tient à saluer le civisme et le patriotisme qui ont émaillé les marches citoyennes et populaires ainsi que l’attitude responsable, professionnelle et exemplaire des forces de l’ordre ».

Cette figure mal appréciée s’est même permis de prodiguer des conseils en proposant une issue de secoure à la crise actuelle : « L’expression populaire est exemplaire, et doit être qu’imprégnée par le souci majeur d’une transition pacifique, démocratique et sereine et dont le seul acteur demeure le peuple algérien souverain ».

Pour le rédacteur de ce communiqué, « (…) le besoin de changement est devenu nécessaire, comme il est évident qu’il doit se construire à travers un dialogue empreint de sagesse et de construction d’une solution consensuelle permettant de faire émerger l’édification d’une nouvelle République en harmonie avec les aspirations de notre peuple, et d’asseoir sereinement l’avenir et de préserver notre pays, l’Algérie ».

Mais quel culot !

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