La santé du chef de l’État est l’un des secrets les mieux gardés. Ce secret vient apparemment d’être percé par un quotidien suisse, en l’occurrence : La Tribune de Genève. Dans sa livraison de ce mercredi, il a révélé plusieurs détails sur l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika. Selon les informations rapportées, l’homme se trouve «sous menace vitale permanente» !   

Jamais aucune information, aussi petite soit-elle, n’a fuité du service VIP au huitième étage des hôpitaux universitaires de Genève (HUG), mais cette fois, c’est carrément un compte rendu de l’état de santé d’Abdelaziz Boutéflika qui vient d’être publié par un journal suisse. Soulignant tout de même que le journal genevois n’a, à aucun moment, fait allusion à ses sources.

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La publication indique que le chef de l’État se trouve «sous menace vitale permanente», en raison de la dégradation de ses réflexes neurologiques. Il est expliqué que le patient privilégié des HUG « ne souffre d’aucun mal mortel à court terme, mais c’est un vieux monsieur qui peine à se remettre des conséquences de son attaque cérébrale de 2013 ».

Il est également expliqué qu’en trois ans, soit depuis 2016, la santé du président « s’est dégradée de manière perceptible. D’un état de fragilité, mais permettant une vie à peu près normale, il s’est transformé en patient dont l’état est très précaire et nécessite des soins constants ». Cela est dû à une atteinte systémique à ses réflexes corporels.

Selon le quotidien suisse, le chef de l’État est atteint d’aphasie, c’est-à-dire une perte partielle du langage. Ce constat d’aphasie coïncide avec le diagnostic posé à distance par le docteur Horacine Bouraoui, spécialiste en neurologie.

Ce dernier a pu établir un diagnostic à partir des images d’Abdelaziz Bouteflika, lors de ses rares apparitions ces derniers temps. Contacté par le quotidien genevois, ce dernier a évoqué un état d’« impotence fonctionnelle effective et définitive, des troubles intellectuels, aphasiques et articulatoires» du président et certifie que son état de santé ne lui «permet pas l’exercice des ses fonctions inhérentes à la magistrature suprême».

En résumé, Abdelaziz Bouteflika souffre d’une importante dégradation de ses réflexes neurologiques. Cela se traduit par une atteinte systémique à ses réflexes corporels. Il est également atteint d’aphasie. Selon le diagnostic du spécialiste algérien Horacine Bouraoui, le chef de l’État souffre d’une « impotence fonctionnelle effective et définitive, des troubles intellectuels, aphasiques et articulatoires». Le diagnostic est sans appel, le président est incapable d’exercer ses fonctions. Pis. Les médecins suisses décrivent Abdelaziz Bouteflika comme étant un « patient dont l’état est très précaire, nécessitant des soins constants ».

La question qui doit être posée est celle de savoir qui est en train de diriger le pays ? Et surtout, qui veut rempiler un autre mandat à la place et au nom d’Abdelaziz Bouteflika ? On peut également s’attendre à ce que des voix s’élèvent pour réclamer l’application de l’article 102 de la constitution pour déclarer la vacance du pouvoir, mais cela répondra-t-il aux revendications des manifestants ? Ce n’est pas sur.