L’ex-ministre des Affaires religieuses et des waqfs et actuel président du Haut conseil islamique, M. Bouabdellah Ghlamallah a été attaqué en justice par un organisme international de lutte contre la corruption. Ghlamallah  est accusé de corruption, et détournements de deniers publics. L’affaire remonte à l’époque ou il était à la tête du ministère des Affaires religieuses (1999 – 2006).

Un plainte a été déposée par Sofiane Fetni, président du Forum international de lutte contre la corruption et de la protection des droits universels, qui est une organisation intergouvernementale de droit européen, basée en Espagne.  Le Procureur de la République de la cour d’Alger a accusé réception, a rapporté le quotidien Liberté.

L’affaire a trait à l’organisation des pèlerinages à la Mecque entre 1999 et 2006. Une organisation qui selon Sofiane Fetni, est entachée par des pratiques répréhensibles. Ghlamallah est accusé de « corruption, et est associée à des détournements de deniers publics », souligne la même source.

Cette plainte s’est basée sur une enquête diligentée par l’Inspection générale des finances (IGF) qui avait révélé des anomalies entre les chiffres avancés par le ministère des Affaires religieuses et les chiffres réels, notant que des montants en devises ont été déboursés sans aucun contrat ou convention.

Sur la base de cette enquête, le texte de la plainte relève des “factures indûment payées au profit de particuliers l’ont été en violation du code des marchés publics”. Des factures dont le mentant est de « 16 172 728,80 DA » réglé par le Trésor public, souligne Liberté en se référant au texte de la plainte.

En se référant toujours au rapport de l’IGF, la plainte indique que “2 089 805 664,58 DA auraient été dilapidés en violation des règles de gestion financière” et que “627 998 222, 56 DA l’auraient été en violation des règles de la comptabilité publique”. Ainsi, le total des dépenses qui auraient été illégalement engagées s’élèverait à “2 733 976 615,94 DA”, comme mentionné dans la plainte.

Toujours selon liberté, la partie plaignante, se référant toujours au rapport de l’IGF, a, en outre, évoqué des soupçons qui pèsent “sur l’achat d’un immeuble à Djeddah, en Arabie saoudite, sans concrétisation de l’opération”.