Plusieurs communes du pays font subir une véritable humiliation aux citoyens issus des milieux modestes. Avant de reconnaître leur aptitude à recevoir une aide financière, somme toute dérisoire, en lieu et place du couffin de ramadan, on leur demande de fournir tout un dossier avant de leur délivrer un «certificat de pauvreté». On se croirait toujours sous la botte du colonialisme ! 

Un exemplaire de ce fameux certificat a très largement été partagé sur les réseaux sociaux provoquant le courroux des Algériens. Le document en question a été délivré par la commune de Béjaïa.

Ainsi, les citoyens des milieux modestes ne peuvent plus bénéficier du couffin de ramadan. L’État a mis en place une nouvelle formule consistant à verser une allocation, somme toute dérisoire, aux plus nécessiteux d’entre eux. Avant de pouvoir la recevoir, les concernés sont humiliés par une administration qui a perdu toute son humanité !

Le demandeur doit un dossier très épais pour se voir, à la fin, délivrer «un certificat de pauvreté». Quelle barbarie !

Selon des sources concordantes, la procédure a été dictée par l’administration et les communes se doivent de l’appliquer afin de pouvoir recenser les familles nécessiteuses.

Les personnes concernées doivent fournir un certificat médical, un certificat de résidence, un extrait de rôle, un certificat de non-activité et un certificat de non-affiliation à la sécurité sociale.

Après réception et validation, la commune remet un bout de papier sur lequel est inscrit : « certificat de pauvreté ».  Sur le document il y a les nom et prénom du demandeur, son adresse et le motif de la demande.

 Le document délivré servira ensuite à poursuivre les démarches !