Algérie: Gaïd Salah appel au dialogue dans le cadre « des solutions disponibles »

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Le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah a prononcé un nouveau discours ce mercredi 1er mai, abordant la situation politique actuelle. Il a appelé à négocier une solution avec les symboles du régime, secrétés par l’activation de l’article 102 de la Constitution, pour aboutir à des solutions qui semblent avoir été sélectionnées au préalable. Un appel qui va certainement se heurter à la volonté populaire qui réclame le départ du régime et le démantèlement du système en refusant de négocier avec les symboles de ce régime !   

Dans son appel au dialogue, le chef d’état-major a définitivement fermé le jeu en parlant de dialogue ayant pour but d’attendre le « consensus autour des solutions disponibles ».

Lors de ses dernières allocutions, il avait exprimé une certaine ouverture pour toutes les « solutions possibles », mais l’initiative de l’opposition, la semaine dernière, et qui avait proposé une conférence nationale en dehors du parrainage du régime, semble avoir poussé l’état-major à revoir sa copie.

Le discours de ce mercredi écarte cette possibilité. Pour Ahmed Gaïd Salah, le dialogue ne peut se faire qu’avec et sous l’égide du régime et à travers ses symboles qui chapeautent actuellement les institutions de l’État.

« Je demeure entièrement convaincu qu’adopter le dialogue constructif avec les institutions de l’État est l’unique moyen pour sortir de la crise, étant conscient que le dialogue est l’un des moyens les plus civilisés et les plus nobles dans les relations humaines et la voie la plus judicieuse pour présenter des propositions constructives, rapprocher les points de vue et atteindre un consensus autour des solutions disponibles », a-t-il souligné.

Gaïd Salah a, ensuite, salué les personnalités et les partis politiques qui se sont déclarés en faveur de la feuille de route qu’il a proposé. Une feuille de route qui va permettre au régime de se remettre sur les rails ! Cela risque de se heurter à la volonté de manifestants qui ne veulent pas entendre parler d’une conférence chapeautée par Bensalah ou d’une élection présidentielle organisées par Noureddine Bedoui et validées par Kamel Feniche (conseil constitutionnel).

« À cet effet, je tiens à saluer l’adhésion de nombreuses personnalités et partis à l’idée de l’importance d’adopter le principe de dialogue, qui doit aboutir à des mécanismes raisonnables de sortie de crise. C’est là une position qui leur sera reconnue durant cette phase, où l’intérêt de la Nation doit être le dénominateur commun entre toutes les parties », a-t-il dit.