La révolution soudanaise est en train de s’adapter aux nouvelles donnes. Après la répression sanglante menée par l’armée soudanaise la semaine dernière, les Soudanais optent pour une campagne de désobéissance civile, paralysant tout le pays ce dimanche.  

Les Soudanais ont répondu à l’appel lancé par l’Association des professionnels soudanais qui est un acteur majeur de la coalition civile menant le mouvement populaire soudanais. Cette campagne de désobéissance civile a complètement paralysé le pays. Les commerces, les administrations, les aéroports et les principales institutions étaient fermé ce dimanche.

Le pouvoir incarné par le conseil militaire qui dirige le pays depuis la chute d’Omar Al Bachir est pris de panique. Les forces de l’ordre ont tiré à balle réelle ce dimanche sur des protestataires qui ont coupé une route à Omdurman ou encore à Bahri.

Au Soudan, les forces de la révolution accusent les militaires putschistes d’être responsables de la répression sanglante du 3 juin dernier. Une répression qui n’a pas cessé depuis.

La répression meurtrière a poussé les manifestants à installer des barricades afin d’entraver la circulation des patrouilles qui n’hésitent plus à tirer sur tous ceux qui expriment dans la rue, leur hostilité aux militaires putschistes. Selon le Comité des médecins soudanais, les affrontements avec les forces de l’ordre ont fait quatre morts ce dimanche.

La coalition civile a appelé les manifestants à la prudence et la retenue. Elle les a également appelé à rester loin des barricades.